Jeremy Lin a vu beaucoup de basketball. De Harvard à "Linsanity" en passant par un titre NBA avec les Raptors, il sait à quoi ressemble l'élite. Et quand il parle de Jayson Tatum sur "NBA Today", il est clair qu'il voit quelque chose de différent cette année. Ce ne sont pas seulement les chiffres, bien que ceux-ci soient certainement là. C'est la confiance tranquille, le refus de paniquer, même lorsque les Celtics rencontrent le genre d'obstacles qui feraient dérailler des équipes moins bonnes.
Repensez au 19 décembre contre les Warriors. Boston était mené de 10 points au quatrième quart. Tatum, qui avait été relativement discret selon ses standards, a intensifié son jeu. Il a terminé avec 28 points, 10 rebonds et 5 passes décisives, réussissant des tirs cruciaux en fin de match pour sceller une victoire 126-121. C'est le genre de match où une superstar prend le contrôle sans forcer. Lin a souligné des moments comme celui-là, des moments où Tatum ne se contente pas de marquer, mais dicte le rythme, prend la bonne décision, que ce soit une passe à un tireur ouvert dans le coin ou une pénétration vers le panier.
Lin a spécifiquement mis en évidence l'amélioration de la prise de décision de Tatum dans les moments cruciaux. Vous vous souvenez des premières années ? Tatum se contentait parfois d'un tir à deux points contesté de loin, ou perdait un peu le ballon en essayant d'en faire trop. C'est en grande partie disparu. Cette saison, après le All-Star break, Tatum affiche une moyenne de 27,1 points, 8,5 rebonds et 6,7 passes décisives. Ses chiffres de passes décisives sont particulièrement révélateurs. Il n'est pas seulement un marqueur ; c'est un meneur de jeu. Contre les Suns le 9 mars, il a réalisé 29 points et 10 passes décisives, orchestrant magnifiquement l'attaque lors d'une victoire à l'extérieur 117-107. Il fait davantage confiance à ses coéquipiers, et cette confiance est contagieuse.
C'est un changement subtil, mais profond. Lin a souligné que Tatum n'essaie plus de gagner des matchs tout seul. Il les dirige. C'est la différence entre être le meilleur joueur sur le terrain et être le leader incontesté d'un prétendant au championnat. Les Celtics ont été dominants, trônant en tête de la Conférence Est avec un bilan de 64-18. Ils ont terminé la saison avec un net rating de +11,7, historiquement bon. Cela n'arrive pas sans que votre meilleur joueur donne le ton chaque soir.
Voici le truc : Tatum n'a pas besoin de crier ou de faire des discours enflammés. Sa mentalité parle d'elle-même. Lorsque les Celtics ont perdu un match surprenant contre les Hawks le 25 mars, gaspillant une avance de 30 points, il n'y a pas eu d'effondrement public. Tatum est simplement sorti deux nuits plus tard et a inscrit 31 points, 13 rebonds et 6 passes décisives contre les mêmes Hawks, menant Boston à une victoire 118-109. C'est le genre de réponse dont Lin parle. C'est une détermination tranquille, une concentration sur la prochaine action, le prochain match.
Lin comprend la pression à laquelle Tatum est confronté. Il a été le visage d'une franchise, bien que pour une période plus courte et plus intense. Il sait ce que c'est que d'avoir chaque mouvement scruté. Ce qu'il voit en Tatum maintenant, c'est un joueur à l'aise dans sa peau, n'ayant pas peur du moment, et entièrement investi dans la victoire. Il ne s'agit plus seulement de statistiques individuelles ; il s'agit de la bannière. Et honnêtement, je pense que cette version de Tatum, celle que Lin loue, est la version qui permettra enfin à Boston de franchir le cap. Il ne laissera pas cette équipe gâcher une autre opportunité.
Prédiction audacieuse : Jayson Tatum remporte le titre de MVP des Finales cette année, non seulement grâce à son scoring, mais aussi grâce à sa maîtrise complète du jeu des deux côtés du terrain.