Les New York Knicks ont bâti quelque chose de spécial à domicile cette saison. Ils ont remporté neuf matchs consécutifs au Madison Square Garden, une série qui remonte à une défaite le 26 février contre les Pistons. C'est une sacrée série, le genre qui enflamme une base de fans avide de victoires constantes. Jalen Brunson a été un magicien absolu pendant cette période, avec une moyenne de 31,8 points et un pourcentage de réussite de 48,9 % sur le terrain lors de ces neuf victoires à domicile. Il a tout simplement pris le contrôle.
Mais voici le problème : le match de ce soir contre les New Orleans Pelicans n'est pas juste une autre victoire. Ce ne sont pas les Pistons en difficulté ou les Raptors décimés par les blessures. Les Pelicans, malgré leur bilan de 25-47 qui semble plutôt mauvais sur le papier, jouent avec une autre sorte de feu ces derniers temps. Ils ont remporté trois de leurs cinq derniers matchs, y compris une victoire acharnée à l'extérieur contre les Hawks où Zion Williamson a marqué 30 points avec 12 tirs sur 17. Ne vous laissez pas tromper par le bilan ; cette équipe a du talent.
**Le facteur Zion**
Pour être honnête : quand Zion Williamson est en bonne santé et impliqué, il est un cauchemar pour n'importe qui dans la ligue. La raquette des Knicks, même avec le retour de Mitchell Robinson et le bon jeu d'Isaiah Hartenstein, aura du pain sur la planche. Williamson a marqué 26 points et pris 10 rebonds lors de leur dernière rencontre fin janvier, un match que les Knicks ont remporté 112-108 à la Nouvelle-Orléans. Mais c'était une équipe des Pelicans différente, une équipe qui cherchait encore son identité. Depuis le All-Star break, l'utilisation de Williamson a augmenté, et son efficacité n'a pas diminué. Il tourne à 24,5 points avec 59 % de réussite en mars.
Et il n'y a pas que Zion. CJ McCollum réalise discrètement une solide saison, avec une moyenne de 19,5 points et 5,1 passes décisives. Brandon Ingram, quand il est en forme, peut créer son propre tir contre n'importe qui. Les Pelicans, même avec leurs difficultés, marquent en moyenne 115,3 points par match, ce qui les place fermement au milieu du classement offensif. Ils ne seront pas intimidés par la foule du Garden, pas avec le genre de jeunes talents qu'ils ont.
**Le travail acharné des Knicks contre le rythme des Pelicans**
Le succès des Knicks cette saison, et surtout à domicile, a été construit sur une défense implacable et une attaque méthodique. Ils limitent leurs adversaires à 108,3 points par match, ce qui est le cinquième meilleur total de la NBA. Le système de Tom Thibodeau est axé sur l'effort, et cela se voit. Brunson orchestre, Donte DiVincenzo marque de gros tirs à trois points (il a réussi 23 tirs à trois points lors de ses cinq derniers matchs), et Josh Hart fait tout le sale boulot. C'est une formule qui leur a permis d'atteindre 47 victoires et de se classer fermement parmi les trois premiers de la Conférence Est.
Mais les Pelicans jouent à un rythme plus rapide, 12e de la ligue en possessions par match. Ils veulent courir, créer des opportunités en transition avant que la défense ne puisse se mettre en place. Si les Knicks laissent ce match devenir une course, ils font le jeu de la Nouvelle-Orléans. Ils doivent contrôler le tempo, le ralentir et faire de chaque possession une bataille en demi-terrain. S'ils ne le font pas, cette série de victoires à domicile est sérieusement menacée. Mon pronostic ? Les Pelicans, malgré leurs difficultés à l'extérieur (10-25 loin de chez eux), vont mettre fin à la série de victoires à domicile des Knicks ce soir avec une poussée tardive dans le quatrième quart-temps. Zion va marquer un panier décisif sur Hartenstein.