Vous l'avez vu, n'est-ce pas ? Nikola Jokic, faisant du Nikola Jokic, avec un décontracté 31 points, 15 rebonds et 10 passes décisives. Ce triple-double, son 17ème de la saison, semblait presque inévitable contre une équipe des Raptors qui n'arrivait tout simplement pas à le contrer. Denver est arrivé au Scotiabank Arena lundi soir et est reparti avec une victoire assez confortable de 125-119, et franchement, le score flatte un peu Toronto.
Les 20 points et 10 passes décisives de Jamal Murray n'ont pas non plus fait de mal. Il cuisinait Gradey Dick et Bruce Brown sur le périmètre, réussissant ces difficiles tirs à trois points en pull-up au deuxième quart qui dégonflent un adversaire. Les Nuggets ont tiré à 57,1% du champ en équipe, et ce genre d'efficacité va battre la plupart des clubs, surtout un qui essaie encore de trouver son identité après la date limite des échanges.
**Le fardeau de Scottie Barnes**
Scottie Barnes, Dieu le bénisse, a eu 30 points et 5 passes décisives. Il porte un fardeau immense pour cette équipe des Raptors, surtout avec RJ Barrett et Immanuel Quickley qui trouvent encore leur rythme ensemble. Barnes a réussi quelques difficiles fadeaways au troisième quart, essayant de maintenir Toronto dans le match, mais chaque fois qu'il marquait, on avait l'impression que Jokic ou Michael Porter Jr. (qui a eu 19 points et 8 rebonds) répondaient immédiatement.
Mais voici le problème : Barnes joue comme un All-Star, mais il a besoin d'aide. Sérieusement, le manque de scoring secondaire constant est flagrant. Quickley a eu 12 points avec 4 tirs sur 13, et Barrett, malgré quelques éclairs, n'a réussi que 14 points. Contre une équipe de calibre championnat comme Denver, il faut plus d'un joueur qui se montre à la hauteur chaque soir.
Écoutez, les Raptors ont en fait dominé les Nuggets au rebond 41-38. Ils ont même forcé 13 revirements contre 8 pour Denver. Ces chiffres indiquent généralement un match plus serré, voire une victoire. Mais quand vos adversaires réussissent près de 60% de leurs tirs et obtiennent tout ce qu'ils veulent dans la raquette et à mi-distance, ces autres statistiques ne signifient pas grand-chose. Les Raptors ont gardé le score respectable au quatrième quart, réduisant un déficit de 17 points à six avec moins de deux minutes à jouer après quelques lancers francs de Quickley, mais le mal était déjà fait.
**La route des Raptors**
Ce match a été un indicateur assez clair de la situation actuelle des Raptors. Ils ont de bonnes pièces individuelles en Barnes, Quickley et Barrett, mais l'alchimie n'est pas encore tout à fait là, et la profondeur reste un point d'interrogation majeur. L'entraîneur Darko Rajakovic a essayé différentes défenses sur Jokic, lui opposant Jakob Poeltl, puis Barnes, mais rien n'a vraiment dérangé le grand Serbe. Il opère simplement à une vitesse différente.
Mon avis tranché ? À moins que les Raptors ne fassent un coup d'éclat cet été, en ajoutant une autre menace offensive légitime capable de créer son propre tir de manière constante, Barnes va s'épuiser à essayer de ramener cette équipe à la pertinence. Il est trop bon pour tout faire seul chaque soir. La saison 2023-24, malgré les éclairs de Barnes, ressemble de plus en plus à une année de transition.
Les Raptors sont maintenant à 23-40, fermement hors du tableau des play-in, et avec des matchs contre les Pistons et le Magic à venir, ils doivent trouver comment enchaîner quelques victoires. Denver, quant à lui, s'est amélioré à 43-20, maintenant son emprise sur la première place du classement de la Conférence Ouest.
Prédiction audacieuse : Les Raptors termineront avec moins de 30 victoires cette saison.