Soyons clairs dès le départ : classer les dunkeurs, c'est comme classer vos plats préférés. Chacun a ses goûts, mais certains plats sont objectivement dignes d'une étoile Michelin. Nous parlons de gars qui ne se contentaient pas de dunker, ils redéfinissaient la gravité et faisaient perdre la tête aux arènes. Il ne s'agit pas seulement de puissance brute ; il s'agit d'art, de férocité en jeu et de moments qui arrêtent le temps.
1. **Vince Carter :** Air Canada, Vinsanity. Quel que soit le nom que vous lui donniez, Carter fut le roi incontesté des acrobaties aériennes pendant une décennie entière. Sa performance au concours de dunks de 2000 à Oakland est toujours la référence. Le moulin à vent à 360 degrés, le dunk entre les jambes, et surtout le "elbow hang", un dunk si extravagant que Shaquille O'Neal a eu l'air d'avoir vu un fantôme. Mais il n'y a pas eu que le concours. Vous vous souvenez des Jeux olympiques de Sydney en 2000, quand il a sauté par-dessus le pivot français Frederic Weis (2,18 m) ? Ce n'était pas juste un dunk ; c'était un incident international. Il avait une vitesse supplémentaire, un temps de suspension qui défiait la physique, faisant passer les défenseurs pour des cônes.
2. **Michael Jordan :** MJ n'était pas seulement un marqueur ; c'était un maître du spectacle, et le dunk était une part importante de son arsenal. Son dunk emblématique depuis la ligne des lancers francs lors du concours de dunks de 1988 contre Dominique Wilkins est iconique, lui assurant le titre avec un parfait 50. Mais n'oubliez pas les dunks en match. Le dunk "Logo" sur Patrick Ewing lors des playoffs de 1991, ou le reverse le long de la ligne de fond contre les Lakers en finale. Jordan apportait une rage à ses dunks, un feu compétitif qui transformait chaque smash en une déclaration.
3. **Dominique Wilkins :** Le "Human Highlight Film". Avant Carter, avant les exploits de Jordan au concours, il y avait Nique, apportant une puissance pure et inaltérée. Ses moulins à vent n'étaient pas de simples moulins à vent ; c'étaient des ouragans. Le concours de dunks de 1985 contre Jordan et l'épique revanche de 1988 sont légendaires. Il apportait une athlétisme brut et une force que peu pouvaient égaler. L'un de ses dunks les plus mémorables fut le smash à deux mains en reverse sur Larry Bird lors d'un match de saison régulière à la fin des années 80, un dunk qui ressemblait à une déclaration de guerre.
4. **Julius Erving :** Dr. J. Le parrain du jeu au-dessus du cercle. Il a popularisé le dunk avec style et grâce en ABA puis en NBA. Son dunk depuis la ligne des lancers francs lors du concours de dunks ABA de 1976 a ouvert la voie à tous ceux qui ont suivi. Le "cradle dunk", le "scoop", la façon dont il semblait glisser dans les airs – il était poésie en mouvement. Son reverse le long de la ligne de fond contre les Lakers lors des finales de 1980 est toujours rejoué aujourd'hui, un mouvement vraiment époustouflant pour son époque.
5. **Shawn Kemp :** Le "Reign Man". Seattle dans les années 90 était synonyme des dunks tonitruants de Kemp. Il ne se contentait pas de dunker ; il punissait le cercle, souvent sur des pivots impuissants. Ses duels d'alley-oops avec Gary Payton étaient légendaires. Vous vous souvenez de son dunk monstrueux sur Alton Lister lors des playoffs de 1992 ? L'âme de ce pauvre homme a quitté son corps. Les dunks de Kemp étaient synonymes de puissance brute et d'intimidation, souvent accompagnés de son fameux doigt pointé.
6. **Zach LaVine :** Double champion du concours de dunks. LaVine a apporté une grâce sans effort et un temps de suspension incroyable au concours, remportant en 2015 et 2016. Son dunk entre les jambes depuis la ligne des lancers francs en 2016 était tout simplement ridicule. Il rend les dunks compliqués faciles, un véritable héritier du trône aérien de Carter.
7. **Aaron Gordon :** N'a jamais gagné de concours de dunks, mais aurait probablement dû. Ses duels avec LaVine en 2016 et Derrick Jones Jr. en 2020 sont parmi les meilleurs de tous les temps. Le dunk sur la mascotte, le 360 degrés sous les jambes – il a apporté créativité et puissance. Le fait qu'il ait perdu en 2020 après avoir sauté par-dessus Tacko Fall, un pivot de 2,26 m, est toujours une parodie.
8. **Ja Morant :** Le plus jeune de cette liste, mais il a déjà construit un recueil de moments forts pour l'éternité. Morant joue avec une audace folle, attaquant le cercle sans aucune peur. Son dunk "poster" sur Kevin Love en 2022 était violent, et la façon dont il glisse devant les défenseurs pour des dunks à une main est électrisante. C'est une usine à moments forts humains, avec une moyenne de 1,4 dunks par match la saison dernière.
9. **Blake Griffin :** À son apogée avec les Clippers, Griffin était un "poster" ambulant. Ses dunks n'étaient pas seulement puissants ; ils étaient souvent en colère. Le saut par-dessus la voiture lors du concours de dunks de 2011 était cool, mais ses dunks en match étaient encore meilleurs. Le dunk sur Kendrick Perkins en 2012, ou le reverse le long de la ligne de fond contre Pau Gasol – il apportait une physicalité qui faisait de chaque smash une déclaration.
10. **Shaquille O'Neal :** Shaq ne dunkait pas ; il brisait les panneaux et détruisait les cerceaux. Sa taille et sa puissance pures faisaient de ses dunks un acte de la nature. Il a notamment arraché tout le support du panneau lors d'un match de 1993 contre les Nets. Il n'y avait pas de finesse, juste une force pure et inaltérée.
11. **Jerome Kersey :** Une puissance sous-estimée. Kersey était une terreur absolue en contre-attaque pour les Blazers à la fin des années 80 et au début des années 90. Il attaquait le cercle avec férocité, souvent sur des joueurs plus grands. Ses dunks en reverse étaient sa signature.
12. **Darryl Dawkins :** Chocolate Thunder. Dawkins brisait littéralement les panneaux à la fin des années 70. Le dunk "backboard-breaker" en 1979 contre les Kansas City Kings était légendaire. Il a même nommé ses dunks, comme le "Rim Wrecker" et le "Turbo Sexophonic Delight."
13. **Jason Richardson :** Un